Les informations qui figurent sur une attestation de vigilance Urssaf
L’attestation de vigilance Urssaf aide un client à vérifier qu’une entreprise respecte ses obligations sociales. Elle renseigne notamment sur l’identité de l’entreprise et sa situation au regard des déclarations et des cotisations.
Le document se télécharge en ligne, mais sa lecture ne remplace pas la vérification de son authenticité. Pour savoir quoi examiner et quand renouveler le contrôle, quelques repères pratiques sont utiles.
A retenir :
- Identification du prestataire par sa raison sociale et ses numéros
- Situation sociale attestée à la date de délivrance
- Contrôle périodique et vérification du code de sécurité
- Informations complémentaires sur les salariés des entreprises employeuses
Attestation de vigilance Urssaf : les informations d’identification
Ces repères d’identification permettent d’abord de relier le document à la bonne entreprise. Une erreur de numéro ou d’adresse peut compliquer le contrôle, même si l’attestation paraît régulière.
Raison sociale, SIREN et SIRET
Pour confirmer l’identité déclarée, vérifiez la raison sociale, le numéro SIREN et le numéro SIRET mentionnés sur l’attestation. Le SIREN identifie l’entreprise, tandis que le SIRET correspond à un établissement précis.
L’adresse de l’établissement complète ces éléments et permet de repérer un éventuel décalage avec le contrat. Selon l’Urssaf, l’attestation sert au donneur d’ordre à contrôler les obligations sociales de son cocontractant.
Identifiants à comparer :
- Raison sociale du prestataire figurant au contrat
- Numéro SIREN associé à l’entreprise
- Numéro SIRET de l’établissement concerné
- Adresse de l’établissement indiquée sur le document
Date de délivrance et situation déclarée
La date de délivrance situe les informations dans le temps : elle ne garantit pas que la situation restera inchangée. Comparez-la à la date de réception et suivez le calendrier de renouvellement applicable au contrat.
Par exemple, une entreprise peut transmettre une attestation correcte à la signature, puis devoir en fournir une nouvelle pendant une prestation longue. Le contrôle porte donc aussi sur l’actualité du document.
Information
Ce qu’elle permet de contrôler
Raison sociale
Correspondance avec le cocontractant
Numéro SIREN
Identification de l’entreprise
Numéro SIRET
Identification de l’établissement concerné
Adresse de l’établissement
Cohérence avec les documents contractuels
Date de délivrance
Ancienneté de l’attestation présentée
Une identification cohérente donne une base solide au contrôle, mais les données sociales restent au cœur de l’attestation. Leur portée mérite donc d’être distinguée de ce que le document ne prouve pas.
Situation des cotisations sociales et obligations déclaratives
Après l’identification, l’attestation renseigne sur la situation sociale déclarée par l’entreprise auprès de l’Urssaf. Cette vérification aide le donneur d’ordre à documenter sa vigilance, sans remplacer l’examen du contrat.
Déclarations et paiement des cotisations
La situation des cotisations sociales concerne les déclarations et les paiements dus, à la date de délivrance. Selon l’Urssaf, le document permet aux clients et donneurs d’ordre de vérifier le respect de ces obligations.
Une attestation ne constitue pas une garantie générale sur la qualité d’une prestation, la solvabilité du fournisseur ou l’absence de tout litige. Elle porte sur un champ précis : les obligations sociales visées par l’organisme.
Points de contrôle social :
- Respect des obligations déclaratives auprès de l’Urssaf
- Situation des cotisations et contributions sociales
- Date de délivrance et période de validité du document
- Authenticité vérifiée grâce au code de sécurité
Effectif salarié et rémunérations déclarées
Lorsqu’une entreprise emploie des salariés, l’attestation mentionne également l’effectif salarié et le montant total des rémunérations déclarées. Ces données proviennent du dernier bordereau récapitulatif des cotisations transmis à l’Urssaf.
Ces éléments donnent un aperçu déclaratif, mais ils ne détaillent pas chaque salaire individuel. Selon Service-Public.fr, l’attestation doit être demandée pour les contrats atteignant le seuil légal de 5 000 euros hors taxes.
Élément social
Présence selon la situation
Lecture utile
Obligations déclaratives
Vérifiées par l’attestation
Respect des déclarations sociales
Cotisations et contributions
Vérifiées par l’attestation
Situation à la date de délivrance
Effectif salarié
Indiqué si l’entreprise emploie des salariés
Nombre déclaré à l’Urssaf
Rémunérations déclarées
Indiquées pour les entreprises employeuses
Total du dernier bordereau récapitulatif
La lecture des données sociales éclaire le contenu, tandis que la procédure de contrôle sécurise leur utilisation. Il faut donc vérifier l’origine du document et respecter la périodicité prévue.
Vérifier une attestation de vigilance et respecter son échéance
Une attestation correctement remplie n’est utile que si le donneur d’ordre confirme son authenticité. Cette étape relie les informations visibles à l’enregistrement détenu par l’Urssaf.
Code de sécurité et contrôle en ligne
Pour vérifier le document, saisissez son code de sécurité dans l’outil de vérification des attestations. Selon l’Urssaf, les employeurs et indépendants téléchargent leur attestation depuis leur espace en ligne, tandis que les autoentrepreneurs passent par leur compte dédié.
L’attestation étant délivrée sur Internet, une copie transmise par le prestataire doit néanmoins être contrôlée par le donneur d’ordre. Un fichier lisible ne suffit pas, car seule la vérification du code permet d’en confirmer l’authenticité.
Étapes de vérification :
- Demander l’attestation au cocontractant concerné
- Comparer l’identité avec les informations du contrat
- Saisir le code de sécurité dans l’outil officiel
- Conserver une trace du contrôle effectué
Renouvellement tous les six mois pendant le contrat
Le donneur d’ordre demande l’attestation à la conclusion du contrat, puis tous les six mois jusqu’à son terme. Cette périodicité impose un suivi régulier, notamment lorsque plusieurs entreprises interviennent sur un même chantier.
Dans un chantier de plomberie confié par un architecte à un sous-traitant, chaque relation contractuelle appelle son propre contrôle. L’architecte doit ainsi vérifier les documents de son prestataire, tandis que le donneur d’ordre contrôle ceux de l’architecte.
La vigilance concerne aussi les contrats d’au moins 5 000 euros hors taxes, selon les informations de Service-Public.fr. Négliger la demande ou le contrôle peut exposer le donneur d’ordre aux sanctions prévues par les règles applicables.
Source : Urssaf, « Obtenir et vérifier une attestation de vigilance » ; Service-Public.fr, « Comment obtenir une attestation de vigilance ».